Il est 15:22.
Demain je disparais.
Ça aura été un jour de plus sans toi.
Un de plus tu me diras.
Je devrais être habituée.
Mais on ne s'habitue pas a l'absence. Jamais. Même après tout ce temps.
Mais demain, je disparais.
C'était ça le deal, rappelle toi.
Si je ne te vois pas aujourd'hui, demain, je disparais.
Définitivement.
Ce n'est pas un ultimatum. Plutôt une question de survie. La mienne
Tu es contre et je je suis pas forcément pour, mais que veux tu ? Parfois la raison l'emporte.
Demain, ce sera comme si tu n'avais jamais existé. Comme si je n'avais jamais existé.
Un peu comme on se réveille d'un long sommeil.
La vie suivra son cours. Le soleil se lèvera chaque matin.
L'unique différence ? Le silence.
Le silence assourdissant qu'on impose, qui s'impose, qui étouffe.
Demain, je ne te cache pas que tu cours un risque. L'asphyxie.
Je connais tu sais. Je m'étouffe depuis que je te connais.
Car loin de toi, l'air est irrespirable.
C'est un peu ça que tu risques demain.
Mais c'est mieux. Tu le sais, je le sais.
Et puis c'était le deal de départ. Le postulat. L'hypothèse de base. Comme dans un exercice de math.
Quand on les a posées, ces hypothèses , on savait que j'allais disparaître. Le contrat était un peu biaisé, c'est vrai. Mais je voulais de laisser une chance. 24 petites heures de chances.
Le sablier a bientôt fini sa course.
je t'avais dit : "tu sais, le plus dur dans la fin, c'est quand elle arrive avant le début, et c'est exactement ce qui nous arrive"
Alors on a beau détester l'idée: demain je disparais.
Vassilia
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