mercredi 11 septembre 2013

Alors on s'arrête là. On laisse tout sur le bord de la route. Et on laisse le brouillard s'épaissir pour ne plus voir.



Alors on s'arrête là. On laisse tout sur le bord de la route. Et on laisse le brouillard s'épaissir pour ne plus voir.

On rompt le contact, pour éviter d'avoir mal encore. On vend la maison, on déménage, on change de nom, on disparait. On meurt pour renaître, dans une autre vie.

Quand l'ombre a mangé la lumière, on s'en va. On cherche la lumière ailleurs.

On va souffrir, pleurer parfois, pour sourire à nouveau.

La fin, c'est le début d'autre chose il paraît.


On va faire semblant de le croire un instant. Juste un instant.

Le temps de se recoiffer, de sécher ses larmes, et d'arranger ses yeux bouffis.

Au fond, on sait que c'est faux. Mais on a très bien appris à faire semblant ces derniers temps.

Le plus simple, c'est de disparaître complètement. Mais ça demande du courage. Or c'est que qui a singulièrement manqué. Le courage.
Il fait cruellement défaut celui-là.

Les gens sont de moins en moins courageux.

Et on en arrive à des situations dingues. Où certains ne sont forts que pour se révolter derrière leurs écrans, à coups de tablettes.Bref, tant pis.

Il vaut mieux partir.

Alors, je m'en vais.
Vassilia

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