Là, je sature, gentiment, mais sûrement, de la "bien pensance" ambiante.
De part et d'autre.
Égalité, tout ça.
Finalement, j'ai envie de dire, que même si les arguments s'opposent les techniques d'envoi dans les cordes sont les mêmes. Mêmes esquives. Les techniques de victimisation sont les mêmes, aussi.
Quand je lis, je vois déferler cette vague de haine sur les réseaux sociaux qui, il y a peu, ne servaient que de prétexte pour mater les photos de vacances des collègues, amis et ex, j'ai peur.
Oui, je flippe. J'ai grandi dans une banlieue "difficile", pourtant. Je me suis même déjà battue au collège. Parce qu'on m'avait traitée de "sale juive". ça m'a déplu.
On a tenté de me racketter, de me piquer mon portable une ou deux fois.
On m'a piqué mon sac à main. A un feu rouge, dans ma voiture, après avoir brisé ma vitre.
Pourtant, je flippe plus de voir cette haine s'afficher en 140 signes. Ostentatoires.
On vit où les mecs là? Le but c'est quoi? De faire le jeu des extrêmes dans quatre ans?
Parce qu'on glisse doucement vers ça. C'est vicieux, gluant, pernicieux, ça colle aux bask'.
Le mariage pour tous ou pas.
On sait bien que ça va passer. Je ne suis pas fondamentalement pour. Le problème de base étant à mes yeux qu'on confond institution et droit, le mariage étant donc une institution. J'aurais aimé un pacs amélioré. Ou mieux encore, une Union Civile, vraiment pour tous, avec les mêmes droits sur la filiation etc. En enlevant le mot mariage et tout ce qu'il implique. (Car oui, n'en déplaise à certains, à l'origine il s'agit d'un acte religieux, récupéré post révolution par l'état).
Après si les gays veulent s'unir, se "marier" : mazal Tov, ça fera le bonheur des wedding planner, photographes, et autres prestataires. Je connais un très bon orchestre si besoin.
Mais bordel, qu'on soit pour ou contre, c'est quoi cette catégorisation des individus dans des cases?
Je ne suis pas spécialement pour, comme je l'ai dis au dessus. Je suis donc homophobe? Il est là le raccourci?
Un peu simpliste non?
A-t-on le droit de réfléchir deux minutes à la tronche qu'on veut donner à notre société sans être traité de réac?
Ou faut-il accepter sans broncher ou émettre le moindre doute, les changements qu'on nous promet puis impose au nom de "l'évolution"?
Je suis navrée, mais j'aime m'interroger, je déteste accepter sans broncher, j'écoute ce qu'on me dit en face, du coup, soit j'étoffe mes idées, soit elles muent, légèrement, s'arrondissent, au niveau des angles.
Il y a une époque où la gauche signifiait pour moi l'absence de règle, de dictats, voir de conventions. En cela, elle venait s'opposer à une droite moraliste, stricte, rigide, froide, conventionnelle.
Il s'agit là d'une définition personnelle. Or quoi de plus conventionnel que le mariage?
Au final, cette loi sera votée/imposée, au nom de l'égalité pour tous. C'est sans doute bien, ça relancera peut-être un peu l'économie, et le business des locations de salles des fêtes.
Et puis, ça permettra aux avocats d'avoir plus de clients en cas de divorce, s'il y plus de mariages.
Certains doivent se frotter les mains.
Mais à quel prix? Des homos qui se font taper dessus, comme il y a 20 ou 30 ans? Des appels à casser la gueule des "manifestants pour tous"?
L'égalité pour tous finalement, elle est bien là, qu'on le veuille ou non. Dans les insultes, les passages à tabac, les appels à boycott, à casser la gueule.
Même combat des deux côtés. Même consternation aussi.
Et du coup même tristesse.
Qu' on marie Pierre et Paul qui prendront Jacques pour témoin.
Et ensuite, qu'on s'occupe des vrais problèmes des gens. De notre économie qui se cassent la gueule toute seule comme une grande par exemple, des concours "de celui qui a la plus petite" dans les déclarations de patrimoine de nos chers élus, et j'en passe.
Pour les faire part aussi, j'ai une bonne adresse...
Allez, la bise pour tous.
Vassilia
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