mardi 26 juin 2012

Vous reprendrez bien un peu de parité?

Un des problèmes du féminisme aujourd'hui est, à mes yeux : le féminisme à tout prix. La parité voulue/affichée dans les plus hautes sphères politiques, désormais.Partir du principe que pour aller dans le sens de l'égalité "homme/femme", hommes et femmes doivent être représentés équitablement dans toutes nos institutions.
ça part d'une bonne intention, je crois. Vouloir que messieurs et mesdames soient en nombre équitables. C'est parti pour les nombres paires, pour la symétrie au millimètre. Mais, personnellement, je ne suis pas convaincue, mais alors vraiment pas, que ce soit LA solution pour faire "avancer les choses" (petite parenthèse, mais des "choses qui avancent" ça donne quoi? L'idée me fait gentiment flipper, moi, des choses qui avancent toutes seules sans qu'on leur ai rien demandé... bref, fin de la parenthèse).
Je ne suis pas convaincue, non pas par simple esprit d contradiction, j'ai désormais le double de "l'âge légal de rébellion" (ie 15 ans), et j'ai donc lâché mes revendications d'ados mal peignée. Mais la raison de ce doute concernant la mode de la parité est simple : vouloir la parité à tout prix, c'est faire fi des compétences. Petite question simple : je suis présidente d la république (hypothèse purement hypothétique, que ma mère n'imagine pas un instant que sa fifille loge à l’Élysée), je disais donc, je suis président de la République, donc chouette, j'ai gagné.  Je dois donc former le nouveau gouvernement, après avoir manger un ptit bout au Fouquet's (ça va, je rigole!). Donc, j'appelle mon premier ministre, et on se met au boulot : économie, logement, travail, chaussures en solde, bref l'essentiel. Et là, le dilemme, la question, la tuile, la galère. J'ai 33 ministères et pour le dernier (nombre paire, n'oublions pas), il me faut un mec. J'ai le choix entre un nana super, experte du thème, et un mec, clairement moins compétent. Mais il me faut un mec. Donc, je fais quoi, moi présidente de la république fraîchement élue, après mes promesses d'égalité, de parité? Je fais le choix de mettre ce mec moins compétent, mais qui me fera respecter la parité promise. Ou je prend le risque du déséquilibre, et je mets à la tête de ce ministère, la nana ultra compétente et experte, faisant voler en éclat la promesse?
Car tout est là : la compétence, la connaissance n'est pas régie par le sexe d'une personne. La parité à tout prix, même partant d'une bonne intention, d'une volonté d'évolution, ne nous amènerait sans doute pas dans la bonne direction. Certes, pour l'exemple, pour l'image, c'est sympa. Autant de filles que de garçons. Mais est-ce là être assurés que le travail sera aussi bien fait. Finalement, ces gens ont-ils été nommés en raison de leurs compétences à exercer leurs fonctions? Ou pour équilibrer le taux d'hormones du gouvernement? Et si on poussait le principe à l'extrême. Pour le plus haut poste. Il faudrait élire alternativement un homme, puis une femme. Pour l'équilibre. Une élection où seuls les hommes se présenteraient, puis cinq ans plus tard, uniquement des femmes. Pas certain que ça marche. Et surtout, pourquoi vouloir une égalité absolue là où les compétences se complètent. Les soutiens-gorge ont été brûlés, et désormais il serait sans doute plus judicieux de réfléchir à l'éducation des générations qui arrivent. Ce sont eux, nos gamins, qui peuvent assurer la suite. Ce sont nos filles et nos garçons qui doivent apprendre à équilibrer leurs rapports. C'est une conclusion sans doute un peu "bisounours", mais plus jamais dans l'air du temps du coup!
Vassilia


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire